Couleur jaune

Noyé dans les flots d’une nuit délunée,
je flottais dans cette éternité obscure
guettant la couleur jaune,
rivage infinie où je te savais perdue.
Je suivais tes pas en foulant l’immobilité
du sable, espérant voir à travers
le labyrinthe des dûnes, cette prison,
murs de pierres sans fenêtres, où,
Aveuglée de ne plus voir la lumière,
Tu désespérait.
J’arrivais enfin à t’apercevoir, toi,
allongée, tes cheveux d’or éparpillés sur le lit doré, tu souriait.
Je bus à ton visage l’ivresse naissante de ma vie
pendant que nos corps s’égouttaient un à un dans les sables.
Il ne resterait que le soufle du vent.
Au dehors, la tempête soufle, soufle et soufle
telle une grande prétresse venue me reprendre en rugissant.

2017-06-27T22:29:46+00:00 By |